Parodie d’Affiche de Film: Nicolas Tout Puissant
Une semaine magnifique pour notre Nicolas préféré. Une tempête de propos très critiques pour l’homme qui sème le vent partout où il passe, et récolte ce qu’il mérite: échecs et protestations.
Arnaud Montebourg, le plus bourgeois des socialistes: « Nous ne sommes pas du tout d’accord avec cette dérive (…), ce césarisme, c’est-à-dire la concentration dangereuse des pouvoirs » et d’ajouter que Nicolas Sarkozy n’était « ni Napoléon Bonaparte, ni Jules César, car au moins voilà deux hommes qui avaient du génie et qui ont bâti un empire », « Monsieur Sarkozy, le seul empire qui le passionne, c’est lui-même »
Et comme s’est empressé de contrecarrer l’UMP par la voix de son porte-parole Dominique Paillé, question ego, le preux « bobo » maîtrise très bien la question, faisons lui donc confiance sur ce point.
Nicolas Tout Puissant ou le maître du monde dans sa tête

Mais la droite opposée à Sarkozy – donc des miettes – a donné aussi de sa personne:
Dominique de Villepin tout d’abord « L’hyperactivité n’est pas suffisante. Il faut donc un président capable de hiérarchiser les problèmes et de se consacrer à l’essentiel » et d’ajouter « Faire des images, c’est une chose, mais je crois qu’on a besoin de temps en temps de se recaler à la réalité. Donc je souhaite que le président reprenne contact avec la réalité nationale, avec les questions des Français »,« Ce que je crains, c’est la confusion et la division qui épuisent nos forces »
Nicolas Dupont-Aignan, le dernier des Mohicans à droite, responsable du parti souverainiste Debout la République (DLR), regrette que le président de l’Etat français préfère « tirer un trait sur 450 millions de recettes publicitaires » à propos évidemment de la suppression de la publicité sur le service public audiovisuel.
Sur son blog, l’autre Nicolas – difficile à porter de nos jours ce prénom – précise son idée: « Je ne savais pas notre pays aussi riche pour se permettre une telle perte de recettes. 450 millions d’euros, ce n’est pas rien. Avec cette somme on aurait pu par exemple accorder une rallonge aux hôpitaux publics qui sont aux abois, ou alors construire des structures d’accueil décentes pour les sans-abris, pour lesquels Nicolas Sarkozy avait promis il y a deux ans, qu’aucun d’entre eux ne dormirait dehors cet hiver ».
Tout en continuant avec: « Je croyais que la majorité avait été élue sur la réduction des taxes ou impôts divers. Or, pour compenser le manque à gagner des chaînes publiques, on va créer bien évidemment deux taxes nouvelles (…) On est bien loin des engagements de la campagne présidentielle ».
On croirait entendre un ultra-gauchiste, mais non, c’est une minorité gaulliste qui résiste encore et toujours à la sangsue Sarkozy, pourtant auto-labellisé 100% Gaullienne tout en faisant le contraire, comme par exemple en suivant les Etats-Unis dans sa lutte aveugle contre le terrorisme et en intégrant le haut-commandement de l’OTAN en échange.
Le fin du fin des critiques acerbes : « il faut une sacrée dose de cynisme de la part du monarque de l’Elysée pour venir au nouvel hôpital de Strasbourg, qui, bien que nouveau, est déjà au bord de la rupture en terme de moyens financiers matériels et humains », revient fort heureusement – pour garder un soupçon de logique politicienne – à la LCR.
Mais il faut avouer que sans préciser l’auteur, difficile de s’y retrouver dans cette magnifique volée de bois vert. Histoire d’habiller chaudement le mythomane mégalo pour l’hiver.
National Sarkozisme ou le Culte de la Personnalité?

Etrangement, on peut d’ailleurs se demander pourquoi, dès que les politiciens franchisent involontairement et à leur plus grand regret le rubicon de l’opposition, c’est à ce moment précis qu’ils se mettent non seulement à avoir des idées, mais qu’ils deviennent aussi critiques et lucides que le citoyen lambda un tant soit peu intéressé par les valeurs républicaines et humaines.
Ainsi quand De Villepin, « Dom » pour les intimes, occupait les fonctions de premier ministre, la mémoire collective se rappelle de son entêtement à imposer vaille que vaille son CNE et son petit-frère le CPE ( idée originale de Nicolas Sarkozy au passage). Et cette mémoire se souvient également de l’échec cuisant de ces tentatives vaines. ( Lutte de la jeunesse étudiante soutenue en coulisse par… Nicolas Sarkozy pour contrer le « Dom »)
D’autant qu’au final le CNE a été invalidé par l’OIT, l’Organisation Internationale du Travail dont la France est pourtant membre, co-fondatrice, et signataire des conventions. Rien que ça.
Pour le reste, sur le fond des propos de ces 4 rebelles, difficile de dire qu’ils ont tort. Car depuis plus d’un an maintenant, on assiste effectivement à une monarchisation de la république française, dont beaucoup la compare à une véritable république bananière, digne des dictateurs africains dont certains sont arrivés au pouvoir tout à fait légalement… sur le papier.
Un seul homme propose, dirige, et décide, avant même le compte-rendu des commissions qu’il a lui même nommées – et le plus souvent impose ses idées, ses principes, ses préjugés, ses valeurs, et ses amis. Or la République, qu’elle ait été présidée par Giscard, Mitterrand ou Chirac, n’a jamais atteint un tel niveau de nombrilisme, voire de népotisme, malgré tous les scandales financiers ou privées, révélés ou non, sur ces hommes.
L’agité du bocal s’agite certes, et parvient même à duper suffisamment de personnes pour garder la tête hors de l’eau, malgré tout. « IL » réforme, « IL » veut continuer son train de réformes, « IL » veut que tout s’accélère. Sauf qu’à trop confondre vitesse et précipitation, on finit un jour où l’autre par se faire trop d’ennemis pour un seul homme et à la fin, par foncer droit dans le mur. Et le cortège des courtisans gravitant autour du Roy cèdera vite la place à une solitude digne de l’exil de Napoléon à Belle-Hélène.
Car devant les échecs retentissants et le flot de promesses non tenues – Chirac et Mitterrand étant des amateurs à côté – à la fois sur le plan national (plein emploi, pouvoir d’achat, respect du pacte de stabilité européen sur les déficits), et sur le plan international (conflit géorgien qui a vu la victoire totale de la Russie à cause d’erreurs de traduction et d’oublis dans les accords!, Aucun cessez-le-feu tenu et respecté entre Israël et Gaza, le bide sans nom de l’Union pour la Méditerranée), nul doute que la colère gronde en interne et finira par faire exploser la cocotte minute de la droite, révolte émanant de la base, des élus locaux et du bon peuple.
A l’image du couple Chirac-Pasqua qui a enfanté un monstrueux voyou déguisé en avocat, capable de faire pire que ses maîtres géniteurs, l’actuelle parodie de président avec le soutien de son parti monolithique, paranoïaque et sclérosé risque d’enfanter et de porter au trône présidentiel un être bien pire. Un ancien conseiller en assurance, franc-maçon de surcroît… Un missile balistique déjà sur l’aire de lancement.

bonjour, une seule erreur relevée dans ton article: dernier paragraphe, deuxième ligne « l’actuelle parodie de président »
Bonne soirée et bravo =)
« où ça une erreur, où ça? » aurait dit Homer
Merki pour l’info et pour ta visite c’est corrigé