On a appris hier, que le Sud-Africain Oscar Pistorius ne pourra pas participer aux 400m des prochains JO de Pékin.
La Fédération internationale d’athlétisme a refusé que Pistorius participe à l’épreuve, en raison des avantages non négligeables, après études scientifiques poussées, que lui procurent ses prothèses en carbone.
Jusqu’ici rien d’anormal puisque un athlète handicapé n’a de toute façon pas sa place dans la catégorie habituelle.

Maintenant si Nicolas était directeur de la fédération et que l’on appliquait le concept de la discrimination positive, afin d’améliorer la Politique de Civilisation au sein des J.O., nul doute que tout serait changé.
En effet, Oscar Pistorius pourrait participer mais aussi tout de ceux, dans l’absolue, qui seraient handicapés. Sinon nous risquerions ensuite des procès en chaîne pour ségrégation.

Imaginez déjà un homme avec deux prothèses en train de courir à côté d’athlètes ayant tous leurs membres. Quel choc, quelle impression bizarre. On a mal pour lui, alors que lui, s’il court plus vite qu’un lièvre, c’est que la douleur est totalement absente.

Imaginez ensuite d’autres formes de handicaps, les athlètes aveugles (avec un guide devant donc), les culs de jatte, les manchots.

Plus de limite. Alors certes ce serait enfin une compétition internationale représentant le rapprochement et la solidarité entre les peuples (une petite larme?), mais nous aurions plutôt droit à un spectacle pitoyable, sorte de jeux du cirque modernes, où tout et tout le monde pourrait prendre le départ. Ces nouvelles compétitions, tels les émissions de télé-réalité les premières fois, attireraient les curieux, les gens lubriques et avides de sensationnels.
De nouveaux stades et infrastructures de transports seraient ainsi construits, enchantant le BTP, l’audience exploserait, enchantant les publicitaires et les médias privés à la coupe du pouvoir, les ventes de vêtements de sports bondiraient, celles de boissons énergisantes et sucrées tout autant, les pots de vin couleraient à profusion.

Quel bonheur! Des milliers d’emplois sauvés ou créés juste pour une nouvelle méthode de jeux.
Un peu comme les JO d’Athènes en l’an 2000, et dont les Athéniens se souviendront : 50 ans pour rembourser une petite fête d’un mois. Qui dit mieux comme gaspillage ?
Et puis pourquoi pas une vachette ou un lion courant juste derrière histoire de se remémmorer de bons souvenirs.
Hortefeux proposerait instantanément d’offrir des papiers aux participants en situation irrégulière tel le bon Bush qui offre une carte verte aux émigrés mexicains qui partent à la guerre.

Comme à son habitude, nous serions partie d’un constat simple, la discrimination, et nous serions arrivés à une solution tout aussi simple pour ne pas dire simpliste, en autorisant tous les êtres humains à participer.
D’ailleurs sans aller chercher dans l’handisport, le simple fait d’assurer la mixité sexuelle des épreuves alors qu’intrinsèquement les femmes sont désavantagées au niveau des capacités musculaires, ceci réduirait tout l’intérêt d’une telle épreuve, mais réjouirait à n’en pas douter les ligues féministes.
D’autant plus si une Marion Jones bodybuildée remporte devant un bel étalon piqué aux “produits 100% naturels

Toujours dans l’atmosphère nauséabonde et corrompus des Jeux Olymiques, il paraît évident qu’avec notre Nicolas, nous allons forcément gagner l’organisation des prochains JO.
Rappelez-vous le système Blair pour récupérer à l’arraché les jeux de London 2012. Il avait été vu avec certains ambassadeurs des pays “hésitants” pour le vote, avec dans les mains de grandes valises.

Copain comme cochon avec son ami Tony, qu’il veut placer à la tête de l’Union Européenne en échange de je-ne-sais qu’elle récompense, Nicolas - Red Bull, le président énergetique dixit Tony, aura à coeur de défendre son pays d’une manière sonnante et trébuchante.

Ah si le monde pouvait être aussi simple et rapide qu’un Sarkozy…

Rassurez-vous, tout ceci n’était qu’une fiction.